Valérie Pécresse Présidente de la région Ile-de-France


La Région Île-de-France veut promouvoir une solidarité entre les territoires et les habitants et réhabiliter une vision polycentrique du développement régional en menant une action résolument anti-ghetto, celle d’un Paul Delouvrier, en s’appuyant sur des territoires de développement économique clairement identifiés de Saclay à Marne-la-Vallée, de Roissy à la Défense, de la vallée de la Seine à la vallée des biotechnologies.

Dans ce cadre, la région a lancé une véritable révolution des transports pour répondre aux besoins de mobilité de tous les territoires dans un territoire marqué par les fractures géographiques, économiques et sociales.

Avec un investissement sans précédent de 24 milliards d’euros porté par la Région et Île-de-France Mobilité, il s’agit de mener de front la rénovation des trains et RER, l’amélioration de la sécurité et la qualité de service, le développement de l’offre en particulier de bus, le triplement de la pratique quotidien du vélo enfin la modernisation de la route comme vecteur de mobilité innovante et décarbonée grâce en particulier à l’émergence du véhicule autonome. Il s’agit également de mener un rééquilibre des investissements au profil de la grande couronne qui a trop longtemps été délaissée.

La révolution des transports a été engagée, avec persévérance. Les premiers résultats sont là. Mais le chemin est encore long avant de disposer, à nouveau, de réseaux de transports modernes et performants.

Les Franciliens sont donc particulièrement sensibles à la question de la résilience et de la vulnérabilité des réseaux de transport, alors que leurs conditions de circulation sont encore trop souvent une source de stress. C’est pourquoi la Région soutient la Biennale des territoires dont la première édition se déroule en Île-de-France.

Tirer tous les enseignements des succès mais aussi de certains échecs est indispensable pour une autorité organisatrice des transports qui a en charge des millions de déplacements quotidiens.

Surmonter les difficultés posées par un réseau ferroviaire qui a souffert de 30 années de sous-investissements et qui donne chaque jour des signes inquiétants de vétusté est une nécessité : la congestion des transports franciliens ne permet pas d’avoir d’alternatives crédibles.

Être en capacité d’innover lorsque les grands axes routiers comme l’autoroute A15 ou la RN118 subissent des aléas qui imposent des fermetures de voies est une ardente nécessité pour ne pas condamner les centaines de milliers d’automobilistes à une galère quotidienne pendant de trop longs mois.

Mobiliser l’expertise du Cerema et de tous les acteurs de l’ingénierie et des travaux publics est un enjeu pour tous les élus lorsque les inondations font dérailler le RER B et que la route qui dessert le même secteur est à son tour fermée.

La Région Île-de-France veut aussi être l’acteur qui rend possible les projets des collectivités. Elle apporte son soutien à de nombreuses initiatives des communes qui doivent accueillir, chaque année 60 000 nouveaux habitants. En particulier, la Région promeut la réalisation de 100 Quartiers innovants et écologiques ainsi que de nombreux équipements qui répondent aux besoins de tous les Franciliens.

Pour rendre possible ces projets et s’assurer que ces équipements seront durablement disponibles, les élus ont besoin de l’expertise de celles et ceux dont c’est le métier. En particulier au Cerema dont j’ai pu mesurer l’appui dans les périodes difficiles sur les sujets de transport.

Partager entre élus et techniciens les bonnes pratiques, s’appuyer sur l’expertise des femmes et des hommes du Cerema est une occasion importante pour nous permettre de bâtir un meilleur quotidien. 


 Valérie Pécresse 

Présidente de la Région Ile-de-France